projet monumental

Projet d une sculpture monumentale pour septembre 2021. 

Plus d’ informations à suivre...

“Onde” 2020.

Crédit photos: Tanguy Marchand Photographie

Nathalie Pitel Créatrice de sculpture en acier, installée en bretagne, dans le Morbihan 56

Collection particulière
H : 20 cm / l : 10 cm / L : 11 cm

Rituel

Dès sa sortie de l’école des beaux arts, Nathalie Pitel se forge une identité en créant des sculptures en acier, grâce à la soudure à l’arc.

Le travail de Nathalie Pitel se situe entre la sculpture et l’installation

Colors Galerie du Sous Marin Jaune.
Clisson. Sep-oct 2018.

Vue d'exposition

Imprégnée de lectures philosophiques, Nathalie Pitel pousse toujours plus loin ses investigations. Elle aime se confronter à la matière, graver le métal, le torde, l’assembler, pour en exhumer des trophées, des vestiges archéologiques modernes, futurs témoins de notre civilisation.

Elisabeth Picot-Le Roy, Galeriste

Visite 360° de l’exposition collective « brute » au hangar La Dent Dure

Mon travail se situe entre la sculpture et l’installation. Je déforme, abime, gratte la matière pour en faire renaitre quelque chose de vivant, organique voir sacré. En recherche perpétuelle, je crée l’accident dans la matière, j’aime apparenter ces expérimentations à de l’archéologie.

Gratter autour de l’os, creuser le métal pour trouver un trésor, une espèce disparue, pour créer une archéologie moderne peuplées de nouveaux fossiles.

Je suis à la recherche de vestiges d’un monde ou le temps est une fuite et le progrès destructeur.

Entre réalité et science-fiction, j’enterre et je déterre les restes d’une civilisation inconsciente et déjà condamnée.

Venez visiter mon book

Colors Galerie du Sous Marin Jaune.
Clisson. Sep-oct 2018.

Vue d'exposition

Colors Galerie du Sous Marin Jaune.
Clisson. Sep-oct 2018.

Vue d'exposition

L’homme à travers son animalité, ses pulsions, ses désirs, ses déboires.
L’homme dit « premier » tel qu’on le connait dans les livres d’histoire et les musées et que l’on qualifie de primaire et sauvage.

Ces termes sont aujourd’hui lus comme étant péjoratifs. Et pourtant, dans un monde qui se veut et se montre de plus en plus égoïste et individualiste le coté animal et primaire ressort de manière assez aggravante. L’homme d’aujourd’hui est primaire dans son rapport à autrui qui passe par le mensonge et la manipulation. L’homme a-t-il appris à se mettre sur ses deux pattes arrière dans le but de mieux espionner son voisin ? A-t-il acquis la parole pour mieux manipuler son prochain ? L’homme était à la base comme le dit Blaise Pascal le roseau le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. Il est savant, peut apprendre et surtout il a une conscience. Une conscience d’exister, une conscience d’être faible. Alors il compense grâce à sa matière grise il recrée le monde, il décide la nature et par là il contrôle toute vie animale et végétale sur cette terre. Cependant il y a une chose que l’homme-animal ne contrôle pas, il s’agit de sa soif de pouvoir et de sa raison. L’homo Sapiens perd la raison de jour en jour, « raison » utilisée ici comme raisonnable. Il ne se fit plus ni à sa conscience ni à sa raison . Il a le regard à l’horizon, propulsé dans une fusée qu’il ne contrôle pas. Sa science et son savoir le rendent aveugle et obstiné ; courir toujours plus vite dans une voie qui est déjà sans issue et dans laquelle il finit par perdre son âme. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Ce qu’il a compris, par contre, c’est qu’il ne peut pas toujours contrôler son prochain, alors il agit en meute, il pense car en définitif il agit en meute dans son propre intérêt et non pas pour la meute. Un point qui le différencie de l’animal.

L’instinct de survie est la pulsion la plus forte chez l’animal. L’homme lui, ne survit pas, il « sous-vie » dans le monde qu’il a créé. Il « sous-vie » pour assouvir des besoins superflus dans une société superficielle. Les rites de nos ancêtres sont-ils si violents qu’on ait le droit de les qualifier de sauvages ? Leurs cultures et coutumes sont-elles si incompréhensibles qu’on se donne le droit de les juger ? Le jugement est une chose bien trop développée chez l’homme moderne. Le pouvoir de la critique, de porter un jugement sur l’autre est un sentiment particulièrement malsain et mauvais. Se sentir supérieur, avoir de la pitié pour se rassurer et savoir qu’il y a pire que nous. L’homme a sans cesse besoin d’être rassuré car il vit dans la peur, dans l’empressement, dans le temps. Ce temps qui le mène et qui nous amène tous au même cul de sac, la mort.

Nathalie Pitel

Métal, map, goudron et cable
H : 60 cm / l : 35 cm / L :40 cm

Le chien

Création de Nathalie Pitel, le chien « Misty », acquise par la ville du Mans, au musée de Tessé

Le chien est debout sur trois pattes, posé au sol sur un lit de feuilles mortes. Son corps décharné est fait de métal recouvert d’une résine marron dorée et brillante, et l’armature de boulons et de tiges émerge de la chair çà et là : cuisses, flanc maigre, poitrail. Notre regard traverse la bête par les trous laissés dans la matière, comme autant de fenêtres vers l’indéfinissable, comme autant de morsures à notre âme.

L’animal est grand et on imagine sa force passée. Il ploie ses pattes arrière comme pour se coucher, mais l’effort semble vain. Le cou aux vertèbres saillantes a du mal à soutenir la lourde tête. Aucune présence des yeux dans les orbites habilement modelées. Seuls les babines frémissent et se retroussent dans un dernier assaut.

D’où vient-il ? Animal domestique favori abandonné à l’approche de la vieillesse ? bête sauvage se retirant pour mourir ? l’espace qui lui a été aménagé par l’artiste, dérisoire confort de lit de feuilles, apparait comme un dernier hommage à la puissance déchue.

Elisabeth picot-Le Roy-Galeriste